Un mot sur la peur de parler en public – parce que c’est par là que tout commence
J’ai évoqué dans des posts précédents le dispositif d’apprentissage des langues que nous avons mis en place : des séances individuelles avec un formateur dédié, couplées à un entraînement quotidien sur une IA conversationnelle. Le ressort pédagogique central de ce dispositif, c’est que l’IA permet à l’apprenant de s’entraîner à parler sans le regard d’un humain.
Pour l’adulte qui apprend une langue, le vrai blocage n’est presque jamais le vocabulaire ou la grammaire. C’est la peur de se ridiculiser à l’oral devant quelqu’un. L’IA fait sauter ce verrou. Quand l’apprenant arrive en séance avec son formateur, il a déjà parlé. Il a déjà osé.
La prise de parole en public, c’est exactement la même peur — mais inverse dans son traitement. Ici, on ne peut pas contourner le regard humain : c’est précisément lui qu’on apprend à affronter. Ce qui fonctionne, c’est le groupe restreint, la bienveillance du cadre, et la vidéo qui permet de se regarder calmement, à froid, et de comprendre ce qui s’est joué.
Une apprenante, Christelle Nicolas de Abreu, architecte, nous écrivait à la fin de sa session : « J’ai aujourd’hui les clés. J’ai compris pourquoi je n’avais pas réussi la prise de parole qui m’avait traumatisée. » Elle est repartie en sachant qu’elle pouvait y arriver. C’est le résultat qu’on cherche, à chaque session.